Christiane Taubira, député du PRG, déléguée à l’expression républicaine de Ségolène Royal, interviewée sur BFMTV par Ruth ELKRIEF dans l'émission Elysée 2007.

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zou 09/02/2007 19:30

Sociologue de formation (DESS Sociologie et développement social; Titulaire d'un diplôme de chef de projet et exerçant cette fonction, diplôme d'éducateur spécialisé..., secrétaire de l'observatoire des politiques urbaines et sociales OPUS (structure unique qui accompagne les habitants dans l'autodiagnostic des politiques publiques), fortement impliqué dans le tissu associatif,  je m'interroge sur ce regard que l'on pose sur moi depuis que je suis en âge de comprendre que l'on pose ce regard "différent" sur moi me renvoyant systématiquement à des interrogations.Et pourtant j'ai fait mienne la maxime d'ALbert JACQUART : le racisme, on le vit moins si on y pense moins" et pourtant c'est pas si simple.....Mes batailles contre les enfermement idéologiques et les raccourcis intellectuels sur ces questions m'ont amené à la réflexion suivante :Alors Qui osera dans cette campagne....balayer les clichés et autres idées reçus...Pour une large majorité de citoyens français ayant des parents ou grands parents étrangers....le terme "issus de l'immigration" n'a plus aucune signification. Qui est issu de l'immigration ? tous les français historiquement sont "issus de l'immigration". Jusqu'où sommes nous issus de l'immigration ?le postulat est pourtant simple; les enfants de 3ème ou 4ème génération ne se reconnaissent absolument pas dans ces terminologies linguistiques erronées et porteurs de discriminations. On ne peut pas renvoyer à un jeune né en France,  une culture qui n'est pas la sienne. Un jeune français ayant des parents maghrébins et un jeune français ayant des parents albanais ont beaucoup plus de points communs que le "beur" avec l'algérien ou le jeune d'origine albanaise avec un albanais. On est français ou étranger, point. Ségolène doit en tant que représentant du PS et futur présidente, réunir les français et ne pas les diviser en communauté. On peut reconnaître l'interculturalité sans renvoyer des français à des cultures qui ne sont pas les leurs. Alors commençons par les mots, balayons "issus de l'immigration", changeons le regard porté sur ces générations sacrifiées sur l'hôtel de la soi disante lutte contre les discriminations. Conséquences : aujourd'hui des jeunes français qui disent ne pas se sentir français parce que renvoyés inlassablement à des origines, des us, des coutumes...qui ne sont plus les leurs...Même si certains de ce jeunes tiennent des discours fondés sur le rejet. Il n'est que l'expression d'un sentiment de rejet, 'être les mal aimés; d'être de trop.Sur un plan psychologique, ce rejet provoque systématiquement et paradoxalement les mêmes conséquences : puisqu'on ne m'aime pas, qu'on n'aime pas mes parents, je n'ai aucune raison d'aimer qui que ce soit. Mais, et c'est là que se situe le paradoxe et donc la source des souffrances : je suis né dans ce pays , c'est ma culture, mon passé, mon présent et irrémédiablement mon avenir (pour le meilleur et pour le pire)
La France
est et a toujours été "multicolore", forte de sa diversité et Ségolène a le devoir de le rappeler en choisissant une ligne de conduite résolument novatrice. Il n'existe pas d'échelle dans la nationalité française (avec les plus français, les moins français..etc). Les mots ne sont jamais anodin (ce n'est pas de la rhétorique); tous les mots sonnent différemment à l'oreille de ceux qui écoutent au regard de leurs vies. Il est souvent très difficile de dire à quelqu'un qu'on l'aime mais une fois prononcé, ces mots changent le regard peuvent transformer une vie. M. ZOUAREG