FORCER SON DESTIN

Publié le par Johan Theuret & Honoré Puil

APPEL PUBLIE PAR LES RESPONSABLES RADICAUX DE BRETAGNE

"Forcer son destin !"

Au moment où le Parti Socialiste n’en finit pas avec le choix de son candidat à l’élection présidentielle, où la gauche de la gauche se déchire sur le nom d’un candidat commun, seules deux formations de l’ex-gauche plurielle ont les idées claires: les Verts et les Radicaux de Gauche. En 2007, les Verts interpelleront les citoyens sur la dégradation rapide de la planète, quant au Radicaux de Gauche, ils porteront le message d’une « gauche moderne » réformatrice mais fidèle à ses idéaux de laïcité et d’égalité. Le souvenir de 2002 amène certains responsables socialistes à exprimer publiquement leur souhait de ne pas enregistrer de candidature radicale lors des élections présidentielles de 2007. C’est oublier les expériences glorieuses de la gauche et c’est négliger les leçons d’avril 2002. Qu’on se souvienne de la présidentielle de 1974 et de l’union totale de la gauche derrière François Mitterrand. Il fallut attendre celle de 1981 pour connaître la victoire grâce à un ralliement au second tour des candidats communistes et radicaux présents au premier. La richesse et la force de la gauche sont sa diversité. Chaque parti ayant son électorat, il ne peut y avoir de candidat unique de la gauche pour gagner. C’est certes suffisant pour faire un bon score au premier tour mais c’est insuffisant pour obtenir la majorité absolue au second. Par ailleurs, la défaite de 2002 n’est en aucun cas la conséquence de la division de la gauche. Elle demeure le résultat d’une mauvaise campagne du PS et de son candidat, se croyant certain d’être le premier Premier ministre à pouvoir gagner. Son piètre score lui incombe et il ne doit sa défaite qu’à son manque de persuasion. Preuve en est son score dans des bastions socialistes...

Pour un parti politique, ne pas présenter de candidat à la présidentielle, c’est faire abnégation de ses idées et allégeance à un autre parti. Quelle conception de la République peut guider ces donneurs de leçons ? A-t-on entendu François Hollande interdire la multiplicité des candidatures socialistes à l’investiture. Le respect de la démocratie interne de son parti lui interdit de le faire. Quel droit lui autorise alors de vassaliser ses alliés ? Chaque composante de la gauche apporte une plus-value et construit la victoire.

Dès lors, comment définir le radicalisme de gauche en 2006 ? C’est cette pensée politique originale qui porte une exigence absolue de laïcité mais c’est aussi la gauche des libertés, de l’initiative, de l’individu, de la responsabilité. Qui peut nier la modernité de ces valeurs et leur adéquation avec les aspirations de nos concitoyens ? Aucune autre formation politique de gauche n’a bâti aussi fortement son programme sur ces deux valeurs fondatrices appelant à la raison et à la liberté. Ce faisant, le radicalisme politique démontre son utilité publique et rend donc parfaitement légitime une candidature à l’élection présidentielle de 2007. N’en déplaise à certains responsables socialistes, le radicalisme politique, n’est pas encore totalement soluble dans le socialisme car si tel était le cas le Parti Radical de Gauche n’aurait plus de représentation dans ce pays ce qui n’est fort heureusement pas le cas* ! Là où les radicaux donnent la priorité à l’individu, à la liberté dans la solidarité, les socialistes donnent encore l’avantage à l’organisation et aux solutions uniformes ! Là où les radicaux font confiance à l’entreprise et la place au cœur de leur programme, les socialistes, eux, restent méfiants vis-à-vis du marché, des créateurs et entrepreneurs ! Là où les Radicaux disent, depuis toujours, que la sécurité des personnes et des biens fait partie des droits de la personne humaine, mais qu’elle est aussi affaire de prévention, de culture, de responsabilité individuelle et collective, le programme socialiste hésite au fil des déclarations contradictoires de ses candidats potentiels ! Là où nous en appelons à une réforme institutionnelle et à la mise en place d’un vrai régime présidentiel, le programme socialiste entend dépouiller le président de la république de ses prérogatives essentielles ! Quant au terme même de laïcité, cher au cœur des Radicaux, il a disparu du projet socialiste !

Le Parti Radical de Gauche doit décider les 21 et 22 Octobre 2006 de confirmer ou non son intention de présenter un candidat à l’élection présidentielle. Le radicalisme, les radicaux n’ont rien à attendre de ceux qui n’ont pas intérêt à son existence. L’union, Monsieur Hollande, nécessite le respect et non l’usage de la force. Voilà pourquoi si l’on croit sincèrement à l’utilité publique du message radical, nous devons confirmer notre décision de présenter une candidature aux présidentielles de 2007. Pour nous, cette candidate à un nom, un visage, un talent : Christiane Taubira !   

Honoré PUIL (Président de la fédération PRG Ille-et-Vilaine)                  

Johan THEURET (Président de la Fédération PRG Bretagne)

(1) Le P.R.G. rassemble 10 000 adhérents, compte 15 députés et sénateurs, un millier d’élus locaux, 108 conseillers généraux et 60 conseillers régionaux.

Publié dans signataires du comité

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xpmb 09/10/2006 00:24

Désolé pour le "Hors sujet", mais il est important que cette vidéo circule un peu
 
Nicolas S.envoyé par Clodak


Faite tourner aussi au maximum cette vidéo si vous le jugez utile.