Pour le PRG: législatives ou présidentielle, sortir du faux débat

Publié le par Bernard Castagnède

               L'amicale pression de partenaires puissants, mais pas suffisamment pour s'envisager sans nous, veut nous imposer le lien entre un accord sur les législatives et une absence des radicaux de gauche dans le débat national conduisant à l'élection présidentielle. Avec un certain succès, puisque nous échangeons force arguments sur les mérites comparés d'un groupe à l'Assemblée nationale et d'une candidature à la présidentielle pour mieux affirmer l'identité radicale, ou sur le coût respectif des scrutins à venir et notre capacité à les assumer tous. C'est en tout cas l'argument du risque de remise en cause de l'accord législatif à conclure qui vient en priorité à l'encontre d'une candidature PRG à la présidentielle, juste avant celui du risque d'un renouvellement de 2002.
Mais dans ce débat contraint sont confondus les rythmes et les enjeux des choix des radicaux, comme de leur dialogue nécessaire avec leurs partenaires. 

             Il y a d'abord le temps de la négociation sur les législatives, du choix entre leurs candidats déclarés et les nôtres, circonscription par circonscription. C'est une étape longue et ardue, nécessitant patience, disponibilité et talent de la part de nos représentants. Au terme de longs mois de travaux, ils ont, pour l'essentiel, dégagé des équilibres satisfaisants. A aucun moment de cette procédure le PRG n'a entendu lier les discussions touchant aux législatives à une prise de position sur les présidentielles, quels qu'aient été les sentiments à cet égard de nos partenaires, dont on comprend bien que la générosité serait plus chichement mesurée à la perspective de se voir à nouveau privés, telle fut leur analyse, de 2,32% de voix au premier tour de l'élection du Chef de l'Etat.

                La question de la place des radicaux dans le débat présidentiel représente pour ceux-ci un enjeu majeur, distinct de celui des législatives, et qu'ils doivent aborder le moment venu, avec gravité, en toute indépendance. Pour ce débat, dont les fondements ont été posés à Lyon, le calendrier est clair : les radicaux se détermineront le 22 octobre.

                 Pourrions-nous sérieusement, ce jour là, exposer à l'opinion et nous dire à nous-mêmes que nous renonçons d'avance à toute présence dans le débat présidentiel, que nous soutiendrons automatiquement un candidat dont nous ignorerons tout, mais qui sera nécessairement paré de tous les talents puisque ce sera le candidat du parti socialiste, et que ce geste généreux, préservant la France d'un nouvel avril 2002 dont, ce disant, nous prendrions cette fois-ci la claire et entière responsabilité, trouvera sa juste récompense dans une corbeille de circonscriptions ? Qui peut l'imaginer ? Sommes nous pourtant à ce point dépourvus de sens politique pour ignorer qu'une présence radicale effective au premier tour de l'élection présidentielle peut en effet contribuer à faire courir à la gauche le risque d'être absente du second tour, et pour ne pas comprendre que l'attitude du parti socialiste à l'occasion des législatives dépendra de la position finalement arrêtée par le PRG sur la présidentielle ? Qui peut le croire ?

                   Dans ces conditions, chacun devra simplement comprendre, en particulier chez nos partenaires socialistes, qu'après le temps de la négociation sur les législatives, devra venir celui de la discussion sur la présidentielle. Entre partenaires libres et indépendants. Ayant chacun désigné le porteur de son message particulier devant les françaises et les français. Avec la ferme espérance de parvenir, au moyen d'un accord politique fondamental permettant au PRG d'être assuré que seront prises en compte les valeurs essentielles qu'il défend - Laïcité, Europe solidaire, Egale dignité de tous les citoyens de notre pays, d'autres encore -, au rassemblement dynamique capable de faire gagner la gauche. Un accord qui devra être conclu avec suffisamment d'éclat pour que ses partenaires, et leurs idées, soient l'un autant que l'autre visibles de tous.

                     Ainsi le PRG pourra-t-il être présent dans le débat politique majeur de notre pays, dont on ne peut s'exclure sauf à disparaître. Ainsi pourra-t-il faire entendre sa voix, faire savoir au pays qu'il y a quelque chose, à gauche, une espérance singulière, à laquelle il ne faut pas renoncer, et qui s'appelle le radicalisme. Ainsi pourra-t-il, dans le même temps, ouvrer d'une manière claire et peut-être déterminante au rassemblement de la gauche responsable, sur la base d'un accord fondé sur des valeurs et non sur des renoncements ou des compensations. Mais, dira-t-on, qu'adviendra-t-il pendant ce temps d'une entente sur les législatives non encore signée et qui pourrait bien être remise en question, d'en haut ou sur le terrain, par des socialistes déjà prompts à la trouver trop généreuse pour les radicaux ? Soyons d'abord conscients que ces réflexes là pourraient bien se manifester avec ou sans signature, avec ou sans candidat PRG à la présidentielle. Mais soyons surtout conscients qu'un accord politique fondamental, conclu cette fois-ci non seulement avec un parti, mais aussi avec son candidat à la magistrature suprême, sera la meilleure garantie du respect des conventions législatives, du renoncement des dissidents, de l'aplanissement des dernières difficultés, peut-être même de l'amélioration des positions de notre parti. Car plus encore que le PS aujourd'hui, son candidat demain aura le souci de réduire le risque, à ses yeux, d'une dispersion des voix de la gauche.

                      Mais qui nous dit que cet accord présidentiel sera conclu ? Que les radicaux n'iront pas jusqu'au bout de leur démarche, comme en 2002 ? On ne peut en effet exclure qu'ils aillent jusqu'au bout, si les socialistes, après avoir décliné l'offre de primaires, se refusent à nouveau à toute procédure de rassemblement, ou si d'aventure, leur candidat exposait la France à des perspectives ou des projets auxquels les radicaux ne pourraient souscrire. Le risque pris serait alors leur fait. La responsabilité serait la leur.

                        Pour les radicaux, le choix d'octobre 2002 devra être, lui, dépourvu de toute ambiguïté. Il devra lier l'affirmation de l'identité radicale à la ferme volonté de rassembler la gauche. Dans la clarté et dans la dignité.

 Bernard Castagnède, directeur de campagne de Christiane Taubira en 2002, ancien euro-député radical (1994-1999)

 

 

Publié dans libre opinion

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el diablo 03/10/2006 19:31

n'oubliez pas de visiter le blog d'el diablo, merci 
http://eldiablo.over-blog.org
salut et fraternité 

gilles 01/10/2006 19:38

http://presidentielles2007projet.hautetfort.com/
 


 

       L’AVENIR DE L’AFRIQUE AU CŒUR  DE LA PRESIDENTIELLE 2007
 


 


 


 


 

        Depuis des années les bonnes âmes s’émeuvent des conditions d’accueil faites aux immigrés qui entrent illicitement dans notre pays et plus encore en Europe.
 


 

        Tous les hommes et femmes politiques ne peuvent que s’émouvoir et compatir aux situations inhumaines de « nos frères et sœurs Africains » dès lors qu’ils les approchent.
 


 

        Qui pourrait sans humanité ne pas comprendre leur situation. Il est toujours facile d’avoir des discours et des théories au loin de la réalité. Théories souvent pertinentes et fondées sur une logique implacable, mais devant des enfants et des êtres qui placés devant nous, nous imposent un regard d’humanité que nous soyons chrétiens, Musulmans ou incroyants. Qui peut refuser de les voir et de fait de les aider.
 


 

        Aucune formation Politique n’à le monopôle de cœur .le FN lui-même ainsi que le MFP ont souvent  une approche humaniste de ces questions et l’action conduite par le président du Conseil Général de la VENDEE serait en la matière à mettre en avant.
 

L’action de ce département sous la férule de ses politiques de tout bord au CAMEROUN est assurément la seule méthode digne qu’il conviendra demain d’étendre à l’ensemble de ce continent.
 


 

Le continent AFRICAIN  compte déjà plus d’un milliard de personnes dont la moitié n’ont pas encore 20 ans. Les projections démographiques fondées non pas sur des théories fumeuses nous permettent d’annoncer que le cap de deux milliards d’individus sera franchi au cours des 30 prochaines années c'est-à-dire demain.
 


 

Les problèmes de l’AFRIQUE d’aujourd’hui sont et c’est une évidence les problèmes de l’EUROPE de demain matin.
 


 


 

        Chacun peut comprendre que devant la misère, la famine, la guerre civile et tous les maux qui frappent ce continent la seule alternative offerte aux plus jeunes reste la fuite et l’exil vers les lumières et les richesses du monde occidental
 

Que ferions nous nous-mêmes ? Sans autre alternative, la même démarche !
 


 


 

Dans ces conditions que FAIRE ? ne pas prendre en compte ces réalités dont nous mesurons déjà les effets est suicidaire et aura pour conséquence la montée d’un racisme que personne ne peut encore  imaginer.
 


 

Nous savons tous pourquoi ces populations sont contraintes de fuir leurs pays d’origines. C’est essentiellement dans la résolution des causes de ces exils qu’aujourd’hui nous pourrons collectivement apporter des réponses crédibles aux problèmes inévitables qui se poseront demain chez nous.
 


 

UN NECESSAIRE PLAN « MARCHAL »
 


 


 

 L’Europe a connu dans l’immédiat après guerre une situation économique déplorable consécutive aux destructions massives de tout son appareil de production.
 

 Rendre un avenir aux populations passait par un programme d’envergure que les USA ont mis en œuvre non seulement dans un but humanitaire mais aussi pour lutter avec efficacité contre le communisme qui se serait étendu alors dans toute l’Europe occidentale.
 


 

Nous voici de nouveau placés devant une alternative identique, soit nous laissons « CROUPIR » ces populations dans la misère avec le risque de les voir basculer dans l’extrémisme  idéologique que toutes les misères font croître ou comme les USA en 1945, nous mettons en œuvre un véritable plan planifié qui viserait à créer les conditions d’un décollage économique de ce continent.
 


 

Nous n’avons plus de choix et le chronomètre est déjà lancé, dans moins de 20 ans ce seront un milliard de jeunes AFRICAINS qui risqueront leur vie pour atteindre cet eldorado que constituent à leurs yeux nos pays riches de l’occident
 


 

Tous les hommes politiques le savent pertinemment et les déclarations successives de Nicolas SARKOZY et de Ségolène ROYAL à DAKAR vont dans ce sens.
 

Comprendre est un premier pas, mais annoncer COMMENT ils comptent régler ce problème est essentiel.
 


 

Seul l’annonce des montants des crédits nécessaires, leurs financements et surtout le fait d’indiquer où seront effectuées les coupes budgétaires auront un sens.
 


 

Le seul fait que tous peuvent comprendre aujourd’hui, c’est que si RIEN n’est entrepris dès cette année, alors les conséquences qui ne sont plus prévisibles mais CONNUES pèseront sur le débat politique dans l’ensemble de nos pays Européens.
 

Romain Carayol 30/09/2006 14:44

Merci Bernard pour cette très juste analyse de la situation. Pour ma part, comme de nombreux radicaux de gauche, mon choix est fait. Nous devons y aller, et notre candidat doit être Christiane Taubira. Parce que nous ne nous reconnaissons pas dans la dérive de marketing politique du Parti Socialiste, Parce que nos idées républicaines, laïques, libertaires, humanistes, progressistes, sont seules capables d'enrayer la progression du chacun pour soi, que l'UMP veut accélérer et que le PS est incapable de contrer. Parce que Christiane est notre meilleur atout. En fait, malgré ce qu'en pensent les médias, les sondés qui les écoutent et les industriels qui les dirigent, la meilleure arme de la gauche contre Sarkozy, c'est Christiane Taubira. Une bonne campagne le montrera.